Les Baronnies Proven├žales

Au nord de la Provence et au sud du Dauphiné, entre Rhône et grandes Alpes, il y a un pays à part, peu connu, secret, oublié, loin des grands axes. Un pays de chemins cachés entre vallées mystérieuses et fringantes collines, un pays de lumières et de senteurs, de mystères et de beauté, un pays où la douceur de vivre est à saisir dans l’instant: Les Baronnies Provençales !
 
Voici les Baronnies ! Un pays métis, au sens propre du terme, un pays né des confluences et influences du Dauphiné auquel il a toujours appartenu et de cette Provence dont il revendique haut et fort la filiation. Coincées entre le Diois au nord et l’ombre du Mont Ventoux au sud, par la vallée du Buech à l’est et les coteaux à vignes de la vallée du Rhône à l’ouest, les Baronnies Provençales se présentent comme un territoire rural à l’identité en mosaïque.
 
Mélange d’influences climatiques méditerranéennes mâtinées de tendance montagnardes, l’été est marqué par des températures très chaudes et un réel déficit hydrique, alors que l’hiver se montre rigoureux avec un thermomètre qui descend couramment sous moins 10° C.
 
Cette oscillation permanente entre les caractères méditerranéens et alpins se lit à travers des juxtapositions végétales très tranchées d’un terroir typique de moyennes montagnes sèches. Y alternent des garrigues à thym et chênaies pubescentes à l’adret avec des vergers fruitiers (oliviers, abricotiers, cerisiers) à l’ubac. La fragmentation paysagère des Baronnies doit beaucoup à la complexité et au cloisonnement des reliefs. Le visiteur est frappé, lorsqu’il aborde pour la première fois les Baronnies, à la fois par le coté spectaculaire des grandes barres calcaires aux formes tourmentées d’où émergent des jaillissements rocheux, et par les cols qui ouvrent de vastes horizon, où les crêtes tantôt boisées, tantôt démantelées semblent dessiner une houle figée. Le sentiment d’immensité est renforcé par la pureté de l’air et la qualité du silence.